vendredi 22 mars 2013

Le concentré de pectine



Coupez les pommes (ou les coings) en morceau, les mettre dans un récipient, remplir d’eau à hauteur des fruits, et porter à ébullition. Laissez les fruits s’attendrir pendant plus ou moins 20 minutes.

Ebouillantez un morceau de mousseline, le plier en 6, attacher la mousseline sur les pieds d’un tabouret renversé, en le creusant au milieu.

Placez un grand récipient sous la mousseline, verser les fruits  et l’eau de cuisson dans le creux de la mousseline, et laissez le jus s’écouler une nuit durant.

Portez le jus récupéré à ébullition, et le faire réduire plus ou moins de moitié.

Vérifiez la teneur en pectine ; lorsque celle-ci est satisfaisante, versez  le jus réduit dans une passoire garnie de mousseline, récupérez ce jus réduit.

Répartir le jus réduit dans des petits bocaux, et stériliser.

Utilisez ce concentré de pectine pour les confitures, en fonction des besoins.

jeudi 21 mars 2013

Naissance à la Pico Ferme

Et voila ! ils sont arrivés ... Naissance de nos 2 jeunes chevreaux ... un mâle et une femelle ...
La maman se porte bien et la papa est tout fou !





Et une petite vidéo d'un moment qui fut fort agréable à filmer ...



lundi 11 mars 2013

Mars à la Pico Ferme

Mars… Le printemps est de retour, la Pico Ferme se réveille.


La terrasse est nettoyée. Les boiseries telles que barrières, palissades, …reçoivent une nouvelle couche de protection.

Les protections des potées sont retirées, plus ou moins tôt, en fonction de la météo. Les pots dont les plantes n’auraient, malgré nos soins, pas survécu à l’hiver sont regarnis. Il est rare que nous devions racheter des plantes. Bien souvent, nous pouvons récupérer des plants qui apparaissent spontanément dans le jardin.

Dans la bassine servant de marre, les plantes aquatiques sont retaillées, afin que des nouvelles pousses puissent prendre la place ainsi libérée.

Les fruitiers et petits fruitiers sont dirigés, voire retaillés, chacun en fonction de la forme que nous désirons leur donner. Les opérations de taille doivent s’effectuer en lune descendante, et en évitant les périodes de nœuds lunaires.

Le compost de l’année est lancé, alors que le restant du compost précédent servira d’amendement sur le potager, et dans les potées. Ici aussi, en fonction du type de compostage pratiqué, il est intéressant de tenir compte de divers aspects lunaires et planétaires.

La réserve de bois est au plus bas. Nous en profitons pour vérifier, consolider, réparer et traiter les boiseries qui sont en contact permanent avec les bûches, et dont nous ne pouvons que difficilement nous occuper durant le reste de l’année. Une fois cette opération effectuée, nous recommençons le stockage du bois, tant concernant les bûches pour le chauffage, que concernant les morceaux de palette servant en cuisine.

Dans le potager, le surplus du paillis ayant protégé la terre durant l’hiver est enlevé. Ce surplus sera utilisé pour le lancement du nouveau compost. Après avoir retiré ce qui devait l’être, et avoir répandu le reste de l’ancien compost, les poules sont lâchées dans le potager. En grattant, elles incorporent ce qui vient d’être déposé sur le sol, et elles en profitent pour se régaler des larves de nombreux indésirables. Ainsi, elles aident à la régulation de ces indésirables, et cela, sans efforts de notre part. Il ne restera plus qu’à aérer la terre en profondeur et à préparer les parcelles avant les premiers semis.

Mamour et Précieuse

L’enclos et les abris des animaux ne sont pas oubliés. Normalement, en mars, nous les vérifions, réparons, et reprotégeons. Ici, même si nous n’utilisons pas de produits non écologiques, il faut encore, bien plus que pour le restant du jardin, être très attentif au fait que les produits utilisés ne constituent pas un risque d’intoxication pour nos chèvres et nos poules.

Exceptionnellement, cette année, nous ne réparerons pas leurs abris. En fait, nous les remplacerons par un chalet de jardin plus grand. Nous en profiterons pour refaire le recouvrement du sol dans tout leur enclos, et surtout pour installer une nouvelle citerne de récupération d’eau de pluie.

Bref, le jardin redémarre !

mardi 5 mars 2013

Salon RECUP'ère

Ce dimanche 3 mars 2013, nous étions au salon RECUP'ère,  salon traitant de l’éco-consommation et du réemploi, qui se tenait à Namur. 

Nous fûmes d’ailleurs agréablement surpris de constater le succès inattendu que rencontra ce salon. En effet, ce furent plus de 17 000 entrées qui furent comptabilisées.

En tant que pico-fermiers, nous fûmes, bien sûr, fortement  intéressés par la présence des  Amis de la Terre, qui tenaient un stand d’explications et de créations de nichoir à insectes, permettant d’accueillir les polinisateurs au jardin. Hé oui, sans eux, pas ou presque pas de récoltes !

Animation faite par le Coordination de la Régionale Namuroise: Marcel Guillaume


Déjà en 2009, dans un document de travail, la FAO soulignait l’importance cruciale des animaux polinisateurs, et principalement des insectes, pour le maintien de la biodiversité mondiale.
De plus, il ne suffit pas d’avoir de nombreux polinisateurs. Encore faut-il avoir de nombreuses espèces différentes de polinisateurs, insectes et animaux, tels certains oiseaux, et même des chauves-souris.
Ainsi, ces différents pollinisateurs influent sur la production végétale mondiale, comprenant, bien entendu, les cultures destinées à l’alimentation.  Leur présence en grand nombre participe donc à notre sécurité alimentaire.
Sans parler du travail accompli par ces polinisateurs. Comment feriez-vous si vous deviez assurer, vous-même, la fécondation de chaque fleur des différentes plantes fournissant  à l’espèce humaine, et aux autres espèces animales,  leur nourriture ? Il nous semble vraiment plus facile d’offrir le gîte et le couvert à ces précieux auxiliaires…


Mais, être pico-fermier, à nos yeux,  cela ne se limite pas à produire soi-même la plus grande partie de son alimentation. Il s’agit, plutôt, d’avoir une réflexion globale sur nos habitudes, sur nos fonctionnements au jour le jour. Et la récupération, le réemploi, ont une importance cruciale dans notre mode de vie.
Ainsi, par exemple, nous avons des accords avec plusieurs commerçants des environs proches, pour récupérer les palettes non-consignées. Celles-ci sont ce que nous appelons une « matière première de seconde génération » très intéressante. Nous les désossons, nous coupons et  traitons les planches avec des produits naturels, et nous les réutilisons pour des réalisations diverses : portes et barrières des différentes sections du jardin, palissades, pots pour les plantes, …
Quant aux déchets ? Comme nous avons supprimé le chauffage central au mazout, et que nous nous chauffons et cuisinons au bois, les morceaux de palette non utilisés aboutissent dans les poêles. Et croyez-nous… Pour obtenir des œufs sur le plats dont le blanc est parfaitement saisi, et le jaune encore mollet à souhait pour y tremper un morceau de pain, rien de vaut la planche de palette !


Evidemment, il n’y a pas que les palettes qui peuvent être réutilisées.  Tout, ou presque, peut servir plusieurs fois. Qu’il s’agisse simplement de réemployer les objets dans leur destination première, tels les meubles, les vêtements, etc, dans le cadre d’échange et  du commerce de seconde-main, ou que ces objets soient détournés pour la création de nouvelles choses, que celles-ci soient  utiles, ou plus ludiques.


Au salon, nous avons rencontré une artiste, pluridisciplinaire, Cécile Massart : Siloùess, qui nous a surpris, et séduits, par ses transformations de bouteilles plastiques en … bijoux !




Merci à elle pour les photos…