mardi 5 mars 2013

Salon RECUP'ère

Ce dimanche 3 mars 2013, nous étions au salon RECUP'ère,  salon traitant de l’éco-consommation et du réemploi, qui se tenait à Namur. 

Nous fûmes d’ailleurs agréablement surpris de constater le succès inattendu que rencontra ce salon. En effet, ce furent plus de 17 000 entrées qui furent comptabilisées.

En tant que pico-fermiers, nous fûmes, bien sûr, fortement  intéressés par la présence des  Amis de la Terre, qui tenaient un stand d’explications et de créations de nichoir à insectes, permettant d’accueillir les polinisateurs au jardin. Hé oui, sans eux, pas ou presque pas de récoltes !

Animation faite par le Coordination de la Régionale Namuroise: Marcel Guillaume


Déjà en 2009, dans un document de travail, la FAO soulignait l’importance cruciale des animaux polinisateurs, et principalement des insectes, pour le maintien de la biodiversité mondiale.
De plus, il ne suffit pas d’avoir de nombreux polinisateurs. Encore faut-il avoir de nombreuses espèces différentes de polinisateurs, insectes et animaux, tels certains oiseaux, et même des chauves-souris.
Ainsi, ces différents pollinisateurs influent sur la production végétale mondiale, comprenant, bien entendu, les cultures destinées à l’alimentation.  Leur présence en grand nombre participe donc à notre sécurité alimentaire.
Sans parler du travail accompli par ces polinisateurs. Comment feriez-vous si vous deviez assurer, vous-même, la fécondation de chaque fleur des différentes plantes fournissant  à l’espèce humaine, et aux autres espèces animales,  leur nourriture ? Il nous semble vraiment plus facile d’offrir le gîte et le couvert à ces précieux auxiliaires…


Mais, être pico-fermier, à nos yeux,  cela ne se limite pas à produire soi-même la plus grande partie de son alimentation. Il s’agit, plutôt, d’avoir une réflexion globale sur nos habitudes, sur nos fonctionnements au jour le jour. Et la récupération, le réemploi, ont une importance cruciale dans notre mode de vie.
Ainsi, par exemple, nous avons des accords avec plusieurs commerçants des environs proches, pour récupérer les palettes non-consignées. Celles-ci sont ce que nous appelons une « matière première de seconde génération » très intéressante. Nous les désossons, nous coupons et  traitons les planches avec des produits naturels, et nous les réutilisons pour des réalisations diverses : portes et barrières des différentes sections du jardin, palissades, pots pour les plantes, …
Quant aux déchets ? Comme nous avons supprimé le chauffage central au mazout, et que nous nous chauffons et cuisinons au bois, les morceaux de palette non utilisés aboutissent dans les poêles. Et croyez-nous… Pour obtenir des œufs sur le plats dont le blanc est parfaitement saisi, et le jaune encore mollet à souhait pour y tremper un morceau de pain, rien de vaut la planche de palette !


Evidemment, il n’y a pas que les palettes qui peuvent être réutilisées.  Tout, ou presque, peut servir plusieurs fois. Qu’il s’agisse simplement de réemployer les objets dans leur destination première, tels les meubles, les vêtements, etc, dans le cadre d’échange et  du commerce de seconde-main, ou que ces objets soient détournés pour la création de nouvelles choses, que celles-ci soient  utiles, ou plus ludiques.


Au salon, nous avons rencontré une artiste, pluridisciplinaire, Cécile Massart : Siloùess, qui nous a surpris, et séduits, par ses transformations de bouteilles plastiques en … bijoux !




Merci à elle pour les photos…

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