jeudi 30 janvier 2014

Sustainability, Society and You (3/8) #FLsustain

Cette semaine, nous avons abordé les 4 grands défis du Développement Durable auxquels nous sommes confrontés, à savoir les questions de l’eau, de la nourriture, de l’énergie et des déchets.

Concernant la problématique de l’eau, nous avons surtout étés initiés à la consommation indirecte d’eau par nos sociétés.  Nous ne pouvons que vous renvoyer vers le très bon documentaire de Yann Arthus-Bertrand, La Soif du Monde, dont voici la bande-annonce




Concernant la nourriture et l’importance que cette problématique peut avoir, nous ne pouvons que vous conseiller de consulter les sites de la FAO et de l’UNEP

Concernant l’énergie, nous avons revu très rapidement quelles étaient nos sources d’énergie. Le pétrole, le charbon et l’énergie nucléaire, bien sûr. Mais également les énergies renouvelables dont la biomasse, l’énergie hydroélectrique, photovoltaïque et éolienne.


Enfin, concernant les déchets, le cours nous a rappelé que, dans la nature, les « déchets » des uns sont les matières premières des autres, et que tout était recyclé.  Il nous a, d’ailleurs, été demandé si nous pouvions fournir un exemple de déchets transformés ou réutilisés comme ressources. Nous vous invitons, en réponse, à relire un article précédemment écrit : « Un bon petit repas ».

lundi 20 janvier 2014

Sustainability, Society and You (2/8) #FLsustain

Durant cette deuxième semaine de cours, nous avons abordé le développement durable tant du point de vue philosophique que du point de vue historique.

Nous avons commencé avec un rapide rappel de quelques auteurs qui ont essayé de traiter du sujet qu’est ce que l’on appelle aujourd’hui le « Développement  Durable » :
Thomas R. Malthus, et son  Essai sur le Principe de Population ; David Ricardo ; John Stuart Mill ;  Mahatma Gandhi  ;  Rachel Carson, et son livre Printemps Silencieux  (Silent Spring, in English) ; ainsi que le fameux Rapport Meadows , Halte à la croissance ?  (The limits to Growth, in English), du Club de Rome.

La conclusion qui en fut tirée est que la réalité du futur peut être bien différente de ce que nous pouvons envisager, que nous soyons plutôt optimistes ou pessimistes sur le sujet.

Plusieurs autres questions furent posées cette semaines, telles :

l’importance morale du Développement Durable, voire même l’obligation morale que pourrait représenter le DD pour notre espèce, afin de garantir le bien-être de notre génération, mais également des générations futures,

l’opportunité d’étendre les notions de bien-être et de DD aux autres espèces vivantes, et pas seulement pour les humains,

la question de la conscience des classes politiques concernant le DD, ainsi que les forces de changements que pourraient représenter cette classe politique, mais aussi la société civile,

comment comprendre le développement dans une perspective de long terme, pouvant couvrir plusieurs millénaires,

quelles étaient les anciennes biodiversité, les anciennes populations humaines et animales d’un lieu, et quelles étaient leurs interactions.


Toutes ces questions sont des plus intéressantes, mais deux d’entre-elles nous semblent correspondre d’avantage aux questions soulevées par ce blog :

1)      Est-ce une obligation morale ?
2)      Quid des autres espèces ?

Nous répondrons d’abord à la deuxième question, en rappelant simplement que le bien-être des animaux non humains est, à la Pico Ferme, aussi important que celui des humains.

Quant à la première question, celle de l’obligation morale du Développement Durable, nous voudrions surtout poser la question de la moralité elle-même. Qu’est-ce qu’un comportement moral ?

Cette semaine de cours ayant commencé avec une approche plus philosophique, nous aimerions laisser un philosophe répondre à cette question. Bien sûr, nombre d’entre-eux ont essayé d’y répondre, mais Emmanuel Kant nous offre une réponse fort intéressante.  Pour Kant, serait moral le comportement qui correspondrait aux 3 impératifs catégorique suivants[1] :

1)    « Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse toujours valoir en même temps comme principe d’une législation universelle »
2)      « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité, soit dans ta personne, soit dans la personne d’autrui, toujours en même temps comme une fin, et que tu ne t’en serve jamais simplement comme d’un moyen »
3)      « Agis comme législateur dans le règne des fins »


Nous laisserons chacun décider de répondre, ou non, à la question de savoir si ses actes écologiques répondent à ces 3 impératifs.

Heureusement, même un cours de réflexion philosophique  sur le Développement Durable peut offrir des moments de relaxations. Ce fut le cas avec cette vidéo :






[1] E. KANT, Critique de la raison pratique, traduction de F. PICAVET, in La raison pratique – Textes choisis par C. KHODOSS, C. KHODOSS et J. LAYBIER, Paris, Puff, 1956

lundi 13 janvier 2014

Sustainability, Society and You (1/8) #FLsustain

L’Université de Nottingham offre un MOOC de 8 semaines, dont le thème n’est autre que le développement durable, et pour lequel il nous est régulièrement demandé de partager nos avis, infos, résumés et synthèses à l’aide d’un blog. Je vais donc profiter de ce blog-ci, même si le cours sort un peu du cadre du « Pico-farming ».

Une fois la présentation du cours passée, ainsi que l’introduction, un des premier sujets abordé dans ce cours est la définition du terme « sustainability ».

Si l’on en revient toujours à la bien connue définition du rapport Brundtland[1], soit, en simplifiant fortement, la possibilité de satisfaire les besoins des générations présentes sans mettre en péril la capacité des générations future à voir leurs propres besoins satisfait,  le cours nous rappelle également que le DD n’est pas que affaire d’écologie.

Ainsi, dans la suite du cours, nous (ré) apprenons que le DD serait constitué de 3 piliers : l’écologique, l’économique, et le social.  Nous disons « serait », car, en ce qui nous concerne, le DD est plutôt affaire d’équilibre non pas entre 3 piliers, mais entre 5 pôles : l’écologique, le social, l’économique, bien sûr, mais également le respect de l’individu, et le pôle politique.  Nous développions déjà cette idée dans un article précédent : « L’Etoile du Nord de la Pico Ferme ».

En fait, avec cette « Etoile du Nord »,  nous ne sommes peut-être pas si loin du modèle des 5 Capitaux de Sara Parkin. D’après le cours, ces 5 Capitaux seraient les suivants[2] :

  • Financier : l’argent et les services financiers qui existeraient pour supporter l’économie, et non comme une fin en soi ;
  • Infrastructure: ce que nous construisons pour vivre (les routes, les ponts, …) et ce don’t nous avons besoins pour cela (les matériaux) ;
  • Social: les relations qui sont au cœur de nos sociétés, nos familles, nos communautés et nos organisations ;
  • Humain: les individus, mais également nos connaissances, nos compétences, nos contributions à la société ;
  • Naturel: les ressources renouvelables et non renouvelables de notre planète, mais également les mécanismes, les outils que nous avons inventés pour soutenir, entretenir ce capital naturel (le recyclage, par exemple).

Le cours propose ensuite plusieurs sites-ressources concernant des sujets aussi divers et apparemment anodins que l’entretien du linge, la vaisselle domestique, ...

Enfin, il nous est demandé si le DD devrait être enseigné, ou à tout le moins diffusé, et si notre idée du DD avait changé au cours de cette première semaine.

A la première question, notre réponse est certainement plus que positive. Après-tout, c’est aussi le but de ce blog : diffuser quelques idées et trucs et astuces, même si nous y parlons principalement de « Pico-farming ».

A la seconde question, nous répondrons simplement que chaque rencontre, chaque article, nous permet de faire évoluer notre conception du DD.



[2] Parkin, S. (2010) The Positive Deviant: Sustainability Leadership in a Perverse World, London:Earthscan.