mardi 18 février 2014

Sustainability, Society and You (6/8) #FLsustain

Cette semaine, le cours s’est focalisé sur la durabilité de l’enseignement. Nous avons abordé cette durabilité, d’une part, par rapport aux campus, et d’autre part, par rapport aux MOOCs.

Concernant les campus, nous avons pu constater que, de plus en plus, les facultés et universités s’intéressaient aux questions de développement durable, tant en proposant des cours sur le sujet, qu’en cherchant à conscientiser leurs étudiants. Il existe également des cercles estudiantins de réflexion écologique, tel que le CRESL, Cercle de Réflexion sur l’Ecologie de Saint-Louis, par exemple.

Concernant les MOOCs, nous nous sommes intéressés aux ressources nécessaires pour ce mode d’enseignement.

Cela nécessite d’avoir accès à internet, ce qui signifie l’utilisation de matières premières et d’énergie pour les infrastructures permettant cet accès (câbles, satellites, …), ainsi que pour le matériel nécessaire pour utiliser les infrastructures en question (ordinateurs, tablettes, smartphones) ; cela nécessite de l’énergie pour l’utilisation de ce matériel ; et cela nécessite de l’énergie pour l’utilisation même d’internet (un simple mail, sans pièces jointes, représenterait  4 grammes d’équivalent CO2[1]).

Par contre, les MOOCs  représentent  aussi une réduction des ressources utilisées sur les campus, ainsi qu’une réduction des gaz à effet de serre dégagés lors des transports d’étudiants puisqu’il ne nous est plus indispensable de nous rendre à Nottingham, par exemple, pour suivre des cours donnés sur place.

De plus, grâce aux MOOCs, et à internet, il nous est possible de diffuser des informations, des trucs et astuces,  des pratiques et des idées à travers le monde entier.  Peut-être est-ce, là, leur aspect le plus « sustainable » !



[1] http://www.theguardian.com/environment/green-living-blog/2010/oct/21/carbon-footprint-email

mercredi 12 février 2014

Sustainability,Society and You (5/8) #FLsustain

Ce qui m’a semblé le plus intéressant cette semaine, c’est le lien entre les changements climatiques, le développement durable et la pauvreté.

Il semble assez facile de comprendre que les personnes les plus vulnérables, les moins nanties, tant dans les pays en développement que dans les pays développés auront plus de difficultés à faire face et à s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique telles que des inondations, des vagues de chaleur, des sécheresses,  des diminutions de récolte et d’éventuelles envolées des prix de l’alimentation, …

Hélas, le problème ne se limite pas à l’accès aux ressources matérielles et économiques. Si l’on s’en réfère à la sociologie, il existe différents capitaux (le capital économique, bien sûr, mais egalement social, culturel et symbolique) qui se cumulent dans leurs dimensions positives et négatives, en fonction de votre situation sociale[1].  

Si vous avez la chance de faire partie des « Grands de ce Monde », vos différents capitaux seront mieux fournis, s’entretiendront les uns-les autres, et vous offriront plus de possibilités de faire face aux difficultés de votre vie. A contrario, plus vous êtes démunis, moins vos capitaux sociologiques vous permettront d’affronter les difficultés que vous pourriez vivre[2].

De plus, votre position socioéconomique n’influencera pas seulement votre capacité à affronter des événements négatifs ponctuels de votre existence, qu’ils soient liés ou non au réchauffement climatique, mais elle influencera également votre environnement de vie et de travail, ainsi que votre santé[3].

On pourrait croire, à priori, qu’il suffirait donc de permettre à chacun de bénéficier des avantages de notre mode de vie occidental, de miser sur la croissance économique, afin que chacun puisse atteindre un niveau de vie minimal qui soit satisfaisant tant en ce qui concerna la santé et le bien-être physique de chacun, qu’en ce qui concerne l’épanouissement personnel des individus.

Seulement, voilà : si toute l’humanité devait adopter l’ « American way of life », notre petite planète ne suffirait pas ! Sans parler de l’aggravation du changement climatique que cela représenterait (ou représente déjà).

Une autre possibilité serait de passer d’un mode de vie anthropocentrique (les humains étant à part de la nature, celle-ci devant être sous leur contrôle) à une philosophie plus écocentrique (les humains faisant partie intégrante de la nature), plus durable.

Cette autre approche serait combiné avec une prise de conscience par rapport à la nécessité d’une croissance économique matérialiste moins importantes pour certaines régions du globe, à une plus grande égalité d’accès et de distribution des ressources, à une plus grande solidarité entre les hommes, et une redéfinition de notre rapport à la richesse économique.

Vous trouverez ci-dessous un exposé du Professeur Richard Wilkinson à ce sujet.







[1] M. Pinçon et M. Pinçon-Charlot, Sociologie de la bourgeoisie, La Découverte, Paris, 2007.
[2] idem
[3] J. Lynch et G. Kaplan, “Socioeconomic position”, Social Epidemiology (Lisa F. Berkman and I. Kawachi, eds), Oxford University Press, New York, 2000.

mercredi 5 février 2014

Nos amis les batraciens

Ce mardi 04 février 2014, surlendemain de la Journée mondiale des zones humides, l’Extension ULB de Jodoigne accueillait le Professeur Christiane Percsy-Lefèvre, ainsi que Monsieur Hervé Paques, de Natagora, pour nous parler de certains locataires de nos étangs et plans d’eau : les batraciens.


Le Professeur Christiane Percsy-Lefèvre et Monsieur Hervé Paques


Le Professeur Percsy-Lefèvre nous a présenté  les batraciens.

Dans la classification phylogénétique, le superordre des Batraciens appartient à la sous-classe des Lissamphibiens, qui elle-même appartient à la classe des Amphibiens.  Hé oui : lorsque le langage courant utilise le terme « amphibien » à la place de celui de « batracien », il commet une petite erreur de classification du vivant.

Le superordre des batraciens, lui-même,  se divise en l’ordre des anoures, et en celui des urodèles.

Les Anoures n’ont pas de queue à l’âge adulte, nous gratifient de leurs chants, et leurs  larves sont des têtards.  Ce sont les grenouilles et crapauds, les premières n’étant pas les femelles des seconds.

Les Urodèles, au contraire, possèdent une queue à l’âge adulte, ne chantent pas, et leurs larves sont forts similaires aux adultes. Ce sont les tritons et salamandres.

Nous avons pu découvrir, en photos et en audio, différentes espèces, telle la grenouille rousse, la grenouille verte, le crapaud commun, le crapaud calamite, le crapaud accoucheur, le sonneur à ventre jaune, la salamandre terrestre, le triton palmé, le triton alpestre, le triton ponctué et le triton crêté.

Les batraciens de nos régions sont menacés par plusieurs phénomènes : la destruction, la modification et la fragmentation de leurs habitats, la pollution, l’introduction d’espèces étrangères, les maladies, le réchauffement climatique et les destructions directes comme les morts sur nos routes.

Certains prétendront que des grenouilles et des crapauds, il y en a chaque année des centaines si pas des milliers sur les routes, et que, donc, on pourrait se demander pourquoi les protéger.

Tachons de répondre à cette question. En dehors de l’aspect éthique de la « simple » protection de notre environnement et de toute vie, on peut, par exemple, répondre que, faisant partie de l’écosystème, les batraciens y ont un rôle à jouer. Même si ce rôle peut sembler, à première vue,  se limiter à leur importance dans la chaîne alimentaire, n’est-ce déjà pas suffisant que pour les protéger ?

Et pour ceux qui voudraient un exemple de ce que les batraciens pourraient apporter à notre propre espèce, qu’ils sachent qu’une grenouille actuellement disparue, Rheobatrachus Silus,  aurait pu nous permettre de trouver un remède contre les ulcères gastriques. En effet, la gestation des petits de cette grenouille se faisait dans l’estomac de la mère. Celle-ci sécrétait une ou plusieurs substances pour inhiber l’acidité de son estomac afin de permettre le développement du petit à naître.[1]

Southern Gastric Brooding Frog (Rheobatrachus Silus).
Tapdole being delivered from mother’s stomach.
(© Michael J. Tyler.)[2]


Reste à savoir ce que nous, simples citoyens, pouvons faire pour aider à la préservation des batraciens.

Monsieur Hervé Paques nous a apporté quelques réponses. Nous pouvons, bien sûr, participer aux actions organisées pour aider les batraciens à traverser nos routes ; nous pouvons faire attention à rouler à une vitesse inférieure à 30 km/h sur les tronçons signalés lors des migrations des batraciens, tant pour ne pas blesser les personnes qui aident ces animaux à traverser nos routes, que simplement pour ne pas aspirer ces petites bêtes dans les flux d’air produits par nos voitures roulant à plus de 30km/h, ce qui leur est fatal ; et nous pouvons aussi installer une mare dans nos jardins, afin d’y accueillir une plus grande biodiversité, dont des batraciens.

Terminons par une petite vidéo recommandée par Monsieur H. Paques :







[1] E. CHIVIAN et A. BERNSTEIN, Sustaining Life, Oxford University Press, 2008, p XIII.
[2] idem

mardi 4 février 2014

Sustainability, Society and You (4/8) #FLsustain

Cette semaine, nous avons principalement focalisé notre attention 2 points :

1)      La santé et le développement durable,
2)      La responsabilité sociale des entreprises.

Concernant le premier point, la santé, nous nous sommes rappelés à quel point il nous était possible d’avoir des comportements plus verts, et d’influencer positivement notre santé grâce à ces comportements.

Ainsi, par exemple, que ce soit par décision personnelle ou par encouragement social et/ou sociétal, choisir la marche à pied ou le vélo, pour se rendre sur son lieu de travail, pour faire des courses, ou tout autre déplacement possible, a un impact positif sur l’environnement (moins d’émissions de gaz à effet de serre et de particules) et sur notre santé (plus d’exercices quotidiens). Cela vaut également pour les choix alimentaires, de consommations, les loisirs, …


Concernant le deuxième point, la responsabilité sociale des entreprise et le « sustainable business », permettez-moi, simplement, de vous proposer d'aller voir sur le lien ci-dessous la réponse du Professeur, et Prix Nobel de la paix, Muhammad Yunus :