mardi 21 février 2017

Communiqué de presse de l'AFSCA du 21 février 2017

Grippe aviaire identifiée chez un cygne sauvage (21/02/2017)

Ce 21 février, le virus hautement pathogène H5N8 de la grippe aviaire a été identifié chez un cygne sauvage trouvé mort à Oud-Heverlee (Brabant flamand). Cette découverte confirme que le risque de la grippe aviaire est toujours bien réel. L’AFSCA rappelle aux détenteurs de volailles et d’autres oiseaux qu’ils doivent appliquer correctement les mesures obligatoires visant à protéger leurs animaux contre cette maladie.

Le Ministre de l’Agriculture Willy Borsus : « Alors que le virus H5N8 avait été détecté le premier février dans l’élevage d’un détenteur hobbyiste, cette fois, il s’agit du premier cas confirmé en Belgique parmi la faune sauvage. Cela démontre que le risque est toujours présent et que les mesures destinées à protéger la santé animale au sein de nos élevages sont plus que jamais d’actualité. J’encourage donc les éleveurs à continuer à appliquer strictement les mesures préconisées. Rappelons que plusieurs centaines de cas ont été détectés depuis plusieurs mois en Europe dans un total de 27 pays. »

Le virus hautement pathogène de la grippe aviaire du type H5N8 circule depuis fin octobre 2016 presque partout en Europe. Il s’agit d’un virus très agressif qui cause des troubles graves et une importante mortalité chez les oiseaux sauvages et les oiseaux captifs.

Aujourd’hui, ce virus a été mis en évidence par le laboratoire national de référence CERVA chez un cygne sauvage trouvé mort sur un étang de la commune de Oud-Heverlee. Bien qu’il s’agisse de la première découverte du virus chez un oiseau sauvage en Belgique, ce cas n’est certainement pas unique. Ces dernières semaines, les pays voisins ont encore connu de nombreux cas chez les oiseaux sauvages. Etant donné que les oiseaux sauvages peuvent facilement se déplacer sur des dizaines, voire centaines de km suite à une vague de froid ou un manque de nourriture, le risque reste bel et bien présent.

Rappelons qu’il y a 3 semaines, le 1er février dernier, une première contamination par ce virus a été découverte en Belgique chez un détenteur amateur d’oiseaux captifs à Lebbeke (Flandre orientale). Les oiseaux ont été contaminés suite à des contacts directs avec des oiseaux aquatiques sauvages.

L’Agence ne prend aucune mesure supplémentaire suite à la contamination à Oud-Heverlee mais rappelle une fois de plus à tous les détenteurs leur obligation de bien appliquer les mesures obligatoires, même si elles peuvent parfois être inconfortables pour les animaux. Ces mesures sont en premier lieu destinées à éviter autant que possible les contacts entre les oiseaux sauvages et les oiseaux en captivité, et visent donc à empêcher une contamination qui s’accompagne de beaucoup de souffrance animale. Pour rappel :
  • Dans tout le pays, les oiseaux, y compris les pigeons et oiseaux coureurs (autruches, nandous, émeus, …), et les volailles des hobbyistes (particuliers, amateurs) et détenteurs professionnels doivent être confinés. Rappelons qu’enfermer les animaux dans leurs bâtiments n’est pas la seule option pour éviter les contacts ; détenir les animaux en plein air sous filets est également autorisé. Ces deux méthodes sont les seules permettant de réduire de façon durable le risque de contamination à un niveau acceptable.
  • Les animaux doivent également être nourris et abreuvés à l’intérieur. Aucune eau de surface non traitée ne peut être utilisée.

En outre, les marchés, rassemblements et autre évènements auxquels sont rassemblés volailles et/ou autres oiseaux de plusieurs détenteurs sont interdits.

Ces mesures sont d’application jusqu’au 10 mars prochain inclus et pourront être prolongées si le risque reste présent. Par contre, s’il se réduit de façon tangible, elles pourront, le cas échéant en tout ou partie, être levées plus tôt.

Vu l’absence de nouvelles contaminations dans la zone tampon temporaire délimitée le 1er février autour de la contamination à Lebbeke, cette zone sera levée cette nuit. Par conséquent, à partir du mercredi 22 février, les transports d’oiseaux, de volailles et d’œufs à couver seront à nouveau autorisés dans les 3 communes concernées (Lebbeke, Aalst, Dendermonde). Dans ces communes, les mêmes mesures que dans le reste du pays seront d’application.

Une mortalité anormale chez les oiseaux sauvages peut toujours être notifiée via le numéro gratuit 0800/99.777. En fonction du nombre d’oiseaux et des espèces concernées, les cadavres sont collectés et acheminés au laboratoire de référence CERVA. L’AFSCA travaille en étroite collaboration avec l’Agentschap Natuur en Bos (Flandre), Bruxelles Environnement et le Département Nature et Forêts (Wallonie) qui s’occupent du suivi pratique des appels. Vous pouvez trouver plus d’informations sur le site web de l’AFSCA:
www.afsca.be/santeanimale/grippeaviaire/.

Rappelons que le consommateur n’encourt aucun risque avec ce virus de la grippe aviaire. La viande et les œufs peuvent être consommés en toute sécurité.



      Personne de contact pour la presse :
      Jean-Sébastien Walhin 
      jeansebastien.walhin@afsca.be
      Tél. : 0476 88 50 77

                     Pauline Bievez
                     Tél. : 0477 38 45 01

jeudi 16 février 2017

Communiqué de presse de l'AFSCA du 13 février 2017: grippe aviaire, état des lieux en Belgique et en Europe


Grippe aviaire en Belgique et en Europe : état des lieux (13/02/2017)

Le risque de la grippe aviaire est toujours réel. L’AFSCA rappelle aux détenteurs de volailles et d’autres oiseaux qu’ils doivent appliquer correctement les mesures visant à protéger leurs animaux contre cette maladie.

Le virus de la grippe aviaire hautement pathogène du type H5N8 circule depuis fin octobre 2016 presque partout en Europe. Il s’agit d’un virus très agressif qui cause des troubles et de la mortalité importants chez les oiseaux sauvages et les oiseaux captifs.

Le 1er février dernier, une première contamination par ce virus a été découverte en Belgique chez un détenteur hobbyiste (amateur) d’oiseaux d’ornement à Lebbeke. Les oiseaux ont été contaminés suite à des contacts directs avec des canards et des oies sauvages. Il s’agit du seul cas actuellement dans notre pays.

L’absence de contaminations supplémentaires découvertes chez nous ne signifie pas que le risque n’existe plus. Il est très probable que des oiseaux sauvages contaminés soient toujours présents en Belgique. Ces dernières semaines par exemple, les pays voisins ont encore connu des cas nombreux dans les oiseaux sauvages et l’Allemagne a en outre dénombré plusieurs contaminations dans les volailles et oiseaux captifs. Ailleurs en Europe, notamment en Europe Centrale et Europe du Sud-est, la maladie continue à faire rage. Etant donné que les oiseaux sauvages peuvent facilement se déplacer sur des dizaines, voire des centaines de km suite à une vague de froid ou un manque de nourriture, le risque reste bel et bien présent.

C’est pourquoi l’Agence alimentaire rappelle à tous les détenteurs leur obligation de bien appliquer les mesures, même si elles peuvent parfois être inconfortables pour les animaux. Ces mesures sont en premier lieu destinées à éviter autant que possible les contacts entre les oiseaux sauvages et les oiseaux en captivité, et visent donc à empêcher une contamination qui s’accompagne de beaucoup de souffrance animale.

Pour rappel :
  • Les oiseaux et volailles des hobbyistes (particuliers, amateurs) et détenteurs professionnels doivent être confinés. Rappelons qu’enfermer les animaux dans leurs bâtiments n’est pas la seule option pour éviter les contacts ; détenir les animaux en plein air sous filets est également autorisé. Ces 2 méthodes sont les seules permettant de réduire de façon durable le risque de contamination à un niveau acceptable.
  • Les animaux doivent bien entendu également être nourris et abreuvés à l’intérieur. Aucune eau de surface non traitée ne peut être utilisée.

En outre, les marchés, rassemblements et autre évènements auxquels sont rassemblés volailles et/ou autres oiseaux de plusieurs détenteurs sont interdits.

L’Agence alimentaire rappelle que ces mesures de prévention sont également d’application pour les pigeons et oiseaux coureurs (autruches, nandous, émeus, …). Contrairement à ce qui est parfois dit et qui vaut partiellement pour d’autres souches de grippe aviaire moins agressives, ces espèces sont également sensibles à ce virus H5N8 extrêmement agressif. Le virus peut donc également être introduit chez ces oiseaux par des contacts avec les oiseaux sauvages, comme le démontrent quelques contaminations ici et là en Europe ces derniers mois. L’AFSCA, qui a reçu beaucoup de questions à ce sujet, a contacté des spécialistes du laboratoire de référence belge pour les maladies animales CERVA ainsi que l’Institut royal des Sciences naturelles qui ont confirmé la nécessité des mesures. Les détenteurs de pigeons et d’oiseaux coureurs, tout comme les autres détenteurs, peuvent donc laisser leurs oiseaux en parcours extérieurs, mais doivent alors couvrir ces zones par des filets.

Ces mesures sont d’application jusqu’au 10 mars prochain inclus et pourront être prolongées si le risque reste présent. Par contre, s’il se réduit de façon tangible, elles pourront, le cas échéant en tout ou partie, être levées plus tôt.



      Personne de contact pour la presse :
      Jean-Sébastien Walhin 
      jeansebastien.walhin@afsca.be
      Tél. : 0476 88 50 77

mardi 7 février 2017

GRIPPE AVIAIRE Mesures d'application en Belgique (AR du 5 mai 2008) pdf de l'Afsca


Sous réserve de nouveaux développements éventuels, les mesures d'application sont résumées comme suit : 

Mesures d’application dans tout le pays 

1. Les volailles et les autres oiseaux captifs des professionnels et des amateurs, y compris les ratites, doivent être confinés ou protégés de façon à éviter les contacts avec les oiseaux sauvages.

2. Les rassemblements de volailles et/ou d’autres oiseaux captifs sont interdits.

3. Les marchés de volailles et/ou d’autres oiseaux captifs sont interdits.

4. Le nourrissage et l’abreuvement des volailles et des autres oiseaux captifs doivent se faire à l’intérieur ou de façon à rendre impossible le contact avec les oiseaux sauvages.

5. Il est interdit d’abreuver les volailles et les autres oiseaux captifs avec l’eau de réservoirs d’eaux de surface ou l’eau de pluie accessibles aux oiseaux sauvages, à moins que cette eau ne soit traitée pour garantir l’inactivation des virus éventuels.

6. En dehors des zones à risque, l’accès à tout endroit où sont détenus des volailles ou d’autres oiseaux captifs est interdit à tout véhicule, toute personne et tout matériel qui, dans les 4 jours précédents :

- soit a été en contact avec des volailles ou autres oiseaux captifs détenus dans une zone à risque située sur le territoire national ou à l’étranger,
- soit s’est rendu dans un endroit où sont détenus des volailles ou d’autres oiseaux captifs, dans une telle zone à risque.

Cette interdiction n’est pas d’application pour le personnel de l’Agence alimentaire et pour d’autres autorités compétentes ni pour les personnes travaillant pour le compte de celles-ci, à condition qu’ils respectent les dispositions d’hygiène fixées par l’Agence alimentaire.

7. Tout moyen de transport et matériel servant pour le transport de volailles, d’autres oiseaux captifs, d’œufs à couver ou d’œufs de consommation doit être nettoyable et désinfectable ou à usage unique. Il doit être nettoyé et désinfecté avec un biocide autorisé après chaque transport et chaque collecte.

8. Tout moyen de transport et matériel servant pour le transport de volailles, d’autres oiseaux captifs, d’œufs à couver ou d’œufs de consommation dans un pays tiers ou dans une zone à risque située en dehors de la Belgique, doit être nettoyable et désinfectable ou à usage unique. Le nettoyage et la désinfection doivent être effectués sans délai et au plus tard dans les trois jours ouvrables qui suivent le retour sur le territoire belge ou avant d’entrer dans un lieu où des volailles ou d’autres oiseaux captifs sont détenus, au moyen d’un biocide autorisé, sous la surveillance d’un vétérinaire agréé, désigné par l’UPC concernée. Le nettoyage et la désinfection sont effectués suivant les consignes de l’UPC (cf. la procédure 1243484 – nettoyage et désinfection des véhicules en provenance de zones à risque).

9. Chaque maladie ou mortalité anormale chez les volailles doit immédiatement être examinée par le vétérinaire d’exploitation ou un vétérinaire agréé. Si lors de cet examen, le vétérinaire d’exploitation ou le  vétérinaire agréé ne peut pas exclure l’influenza aviaire, il est tenu d’en informer immédiatement le vétérinaire officiel.

10. Dans les cas suivants, il est interdit d’instaurer un traitement thérapeutique chez les volailles si des échantillons n’ont pas auparavant été transmis à une association en vue d’une analyse de laboratoire :
- une réduction de la consommation normale d’eau et de nourriture de plus de 20 %;
- un taux de mortalité de plus de 3 % par semaine;
- une chute de ponte de plus de 5 % pendant plus de deux jours;
- signes cliniques ou lésions post-mortem révélateurs de l’influenza aviaire.


Mesures d’application dans les exploitations avicoles

Les mesures suivantes sont d’application dans chaque exploitation avicole enregistrée et dans chaque couvoir :

1. Des pédiluves de désinfection contenant un biocide autorisé doivent être placés aux entrées et sorties de chaque poulailler et de l’exploitation.

2. L’accès à un poulailler ou un couvoir est interdit à toute personne n’appartenant pas à l’exploitation. Le responsable prend toutes les mesures nécessaires à cet effet.

Cette interdiction n’est pas d’application pour :

- le personnel nécessaire à la gestion de l’exploitation;
- le vétérinaire d’exploitation;
- le personnel de l’Agence alimentaire et les personnes qui travaillent sous ses ordres;
- le personnel d’autres autorités compétentes et les personnes qui travaillent sous leurs ordres.

 Ces personnes sont tenues de mettre des bottes et des vêtements ou survêtements de l’exploitation avant d’entrer dans le poulailler ou le couvoir et de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’éviter toute dispersion du virus de l’influenza aviaire.

3. Tout responsable doit tenir à jour un registre des visites qui reprend la date et l’heure de la visite, le nom et l’adresse du visiteur, la plaque du véhicule, le motif de la visite ainsi que l’entrée ou non dans les étables. Dans ce registre, toute personne pénétrant dans le poulailler ou le couvoir est inscrite par ordre chronologique.

Le vétérinaire d’exploitation doit dater et signer ce registre à chaque visite.


 Mesures complémentaires d’application dans une zone naturelle sensible 

1. Les canards et les oies doivent être séparés des autres volailles.
2. L’Agence alimentaire peut prescrire des examens cliniques, pathologiques, sérologiques ou virologiques supplémentaires. Une description de ces zones est consultable sur le site internet www.afsca.be ou est disponible sur simple demande à l’Agence alimentaire.




Vaccination 

La vaccination est interdite.

Afsca: confinement des volailles

"Le confinement de toutes les volailles, y compris les ratites, et des autres oiseaux captifs est obligatoire depuis le 2 février 2017 pour tous les détenteurs amateurs et professionnels. Le confinement vise à empêcher les contacts avec les oiseaux sauvages qui peuvent propager la maladie. Le confinement a été pris en premier lieu pour protéger les oiseaux captifs de chaque détenteur contre la grippe aviaire, cette maladie étant très contagieuse, douloureuse et mortelle pour ces animaux.

Le confinement peut se faire en enfermant les volailles dans un bâtiment mais il est aussi possible de laisser les animaux à l’extérieur, si les animaux se trouvent sur un terrain ou une partie du terrain qui est entièrement fermée au moyen de treillis ou de filets, tant sur les côtés qu’au-dessus. Les mailles du treillis ou du filet peuvent avoir un diamètre maximum de 10 cm de sorte que les oiseaux sauvages de la taille d’un canard ne puissent pas passer au travers. Une toiture étanche n’est pas obligatoire, mais est tout de même recommandée."


Consulté le 07/02/2017 sur la page: http://www.afsca.be/santeanimale/grippeaviaire/confinement.asp   




Vous trouverez de plus amples informations sur les mesures à prendre dans le pdf se trouvant à la page http://www.afsca.be/santeanimale/grippeaviaire/_documents/20170201_mesures_IA_v23_FR.pdf

samedi 4 février 2017

H5N8, d'où viens-tu,

Sévissant en Europe depuis fin 2014[1], il s’agit d’un virus influenza aviaire, ou plus simplement dit de la grippe aviaire. Il s’agit d’un « descendant » du virus H5N1[2] qui aurait échangé des segments génétiques avec d’autres virus moins pathogènes[3] pour devenir cet H5N8 .

Ce virus H5N8 serait apparu en Chine et en Corée du Sud fin 2013 début 2014[4]. Malheureusement, la souche de la Corée du Sud fut très virulente, et fut emportée par les migrations de printemps en Sibérie, et dans les autres régions du monde lors des migrations de l’automne[5] .

Hélas pour nos volailles domestiques, ce virus-ci est hautement pathogène. Ce qui signifie que le risque de voir nos oies, nos canards et nos poules tomber malades à cause de ce virus est plutôt élevé[6]. Et ce serait les gallinacées les plus sensibles[7]. Dommage pour nos poules domestiques …

Par contre, il se développerait moins chez la faune sauvage, et pourrait même y être totalement asymptomatique[8]. Vous pourriez donc voir des oies et des canads semblant parfaitement sain, mais porteur du virus ;

Mais comment se transmet-il, ce virus H5N8 ? Soit par transmission directe par contact avec des oiseaux domestiques ou sauvages vivants et  infectieux, soit par  transmission indirecte (mécanique) via des équipements, des personnes, des véhicules, des produits animaux ou des matières diverses ayant été en contact avec des sécrétions d’oiseaux infectieux[9].

Et si dans le second cas, c’est affaire humaine et donc affaire de vigilance humaine, dans le premier cas les migrations des oiseaux sauvages entrent en jeu …

Il y a deux période à risque : les migrations d’automne, soit de mi-septembre à fin novembre ; et les migrations de printemps, soit de début février à début mai[10]. Et nous sommes en plein début de la période concernée.

Mais maintenant que la Belgique est touchée, et que les particuliers sont visés par les mesures de protection, que devons-nous faire ?

Toutes les informations sont reprises dans l’Arrêté Royal du 05 mai 2008 concernant la lutte contre la grippe aviaire. Je vous préviens, cet AR est long à lire, et la liste des mesure décrite aussi.

Je me contenterai donc de reprendre ici les directives reprises dans les communiqués de presse de l’Afsca, c’est-à-dire  soit le confinement, soit la protection par filet anti-oiseaux.

En ce qui nous concerne, nous avons choisi la deuxième solution. Il ne nous semblait pas possible de confiner nos poules dans leur petit abri, et, en plus, nous avons déjà remarqué qu’elles appréciaient de pouvoir profiter pleinement de leur enclos. Un filet protecteur a donc été tendu sur au-dessus de tout leur enclos, sans oublier les côtés de celui-ci ;

Bonne nouvelle tout de même, ce virus-ci ne semble pas avoir d’affinité particulière pour l’homme[11], et le risque de transmission à notre espèce semble vraiment faible[12]. Nous voilà peut-être sauvés...


vendredi 3 février 2017

Grippe aviaire: complément d'information de la part de l'AFSCA

Grippe aviaire en Belgique – Complément d’information (02/02/0217)

Suite à la découverte de la grippe aviaire dans la commune de Lebbeke ce 01 février, différentes mesures de prévention ont été prises telles que le confinement obligatoire et l’interdiction de tout rassemblement ou marché. L’Agence alimentaire tient à apporter quelques précisions concernant ces mesures et insiste sur le fait qu’elles ont été prises en premier lieu pour protéger les oiseaux captifs de chaque détenteur contre la grippe aviaire, cette maladie étant très contagieuse, douloureuse et mortelle pour ces animaux. Les autruches sont aussi sensibles que les autres.

Par confinement, on entend l’enfermement des volailles et autres oiseaux dans un bâtiment mais il est aussi possible de laisser les animaux à l’extérieur, si ceux-ci se trouvent sur un terrain ou une partie de terrain qui est entièrement fermée au moyen de treillis ou de filets, tant sur les côtés qu’au-dessus. Les mailles du treillis ou du filet peuvent avoir un diamètre maximum de 10 cm de sorte que les oiseaux sauvages de la taille d’un canard ne puissent pas passer au travers. Une toiture étanche n’est pas obligatoire, mais est tout de même recommandée. Cette mesure de prévention vise à empêcher les contacts directs avec des oiseaux sauvages susceptibles de transmettre la grippe aviaire.
Ce confinement s’applique à toutes les volailles, y compris les autruches et autre oiseaux coureurs, et les autres oiseaux captifs pour tous les détenteurs amateurs et professionnels, sur tout le territoire belge.
Le nourrissage et l’abreuvement des volailles et des autres oiseaux captifs doivent se faire à l’intérieur ou de façon à rendre impossible le contact avec les oiseaux sauvages.

L’interdiction des rassemblements et marchés s’adresse à toutes les volailles et autres oiseaux captifs et est également d’application sur tout le territoire belge. Cette interdiction est aussi d’application pour les rassemblements de pigeons, p. ex. en vue de concours de vol.

Autour de l’endroit où a été découverte la grippe aviaire, une zone tampon temporaire de 3 km a été délimitée. Dans cette zone, des mesures de précaution supplémentaires ont été prises. Les déplacements de volailles, oiseaux et œufs à couver dans la zone sont interdits. Cette interdiction ne s’applique toutefois pas au transit à travers la zone. De plus, chaque détenteur situé dans la zone doit envoyer dans les 48h à sa commune un inventaire des oiseaux présents. Chaque détenteur peut vérifier s’il se trouve dans la zone en consultant la carte mise à disposition sur le site internet de l’Agence : www.afsca.be/santeanimale/grippeaviaire/mesures.asp.

Les pages de site web consacrées à la grippe aviaire donnent également accès à une section FAQ qui répond aux questions posées le plus fréquemment. En cas de question, vous pouvez également contacter le numéro 0800/99.777.



      Personne de contact AFSCA pour la presse francophone :
      Jean-Sébastien Walhin
jeansebastien.walhin@afsca.be
Tél. : 0476 88 50 77 

jeudi 2 février 2017

Confinage des volailles de détenteurs amateurs - communiqué de presse de l'afsca


Le virus H5N8 identifié en Belgique (01/02/0217)

Ce 01 février 2017, le virus H5N8 de la grippe aviaire a été identifié chez un détenteur hobbyiste (amateur) dans la commune de Lebbeke. Le caractère hautement pathogène de cette souche doit encore être confirmé. Suite à cette situation, les mesures de prévention obligatoires contre la grippe aviaire sont encore renforcées.


Dès ce jeudi midi, toutes les volailles, y compris les ratites, et autres oiseaux captifs des professionnels et des amateurs doivent être confinés ou protégés (filets) de façon à éviter les contacts avec les oiseaux sauvages.
Tous les rassemblements de volailles et autres oiseaux captifs ainsi que les marchés sont interdits.

Etant donné qu’il ne s’agit pas d’animaux détenus par un professionnel mais d’oiseaux d’ornement, seule une zone tampon d’un rayon de 3 km est délimitée autour du site. Il n’y a pas d’exploitations professionnelles de volailles dans cette zone, où le transport de volailles, d’oiseaux et d’œufs à couver est interdit. Tout détenteur de volailles doit envoyer un inventaire à la commune dans les 48h.


Willy Borsus, Ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l'Agriculture et de l'Intégration sociale : « Le virus qui touche fortement les pays voisins depuis plusieurs mois atteint désormais la Belgique. A ce stade, le secteur professionnel n’est pas touché, mais nous devons rester très vigilants. La stricte application des mesures de biosécurité est capitale pour que ce cas reste isolé ».

Pour rappel, depuis le 10 novembre 2016, une période de risque accru est d’application sur tout le territoire et les mesures de prévention avaient déjà été renforcées. Ces mesures sont toujours d’application :
  • Les volailles d’exploitations avicoles enregistrées (professionnelles) doivent être confinées ou protégées de façon à éviter les contacts avec les oiseaux sauvages.
  • Le nourrissage et l’abreuvement des volailles et des autres oiseaux captifs doit se faire à l’intérieur ou de façon à rendre impossible le contact avec les oiseaux sauvages.
  • Il est interdit d’abreuver les volailles et les autres oiseaux captifs avec de l’eau de réservoirs d’eaux de surface ou l’eau de pluie accessibles aux oiseaux sauvages, à moins que cette eau ne soit traitée pour garantir l’inactivation des virus éventuels.
Nous rappelons à tous les détenteurs de volailles qu’il est important qu’ils contactent leur vétérinaire s’ils constatent une mortalité élevée dans leur cheptel ou tout autre symptôme de maladie.

Le consommateur n’encourt aucun risque. La viande et les œufs de poules peuvent être consommés en toute sécurité.

Vous trouverez toutes les informations sur http://www.afsca.be/santeanimale/grippeaviaire/



      Personne de contact AFSCA pour la presse francophone :
      Yasmine Ghafir : 0474 99 93 91
      Personne de contact au Cabinet du Ministre Borsus pour la presse francophone :
      Pauline Bievez : 0477 38 45 01